Faut savoir ce qu’on veut! 10 décembre 2007
Mon boutiquier est tombé! Megd, je n’ai plus de boutiquier! Il me faudra désormais marcher plus de 300 mètres pour trouver une boutique.
Je plains quand même ce type! En effet, ses affaires allaient fort alors il a pris un poste téléviseur couleur transformant sa boutique en stadium les soirs de Ligue de Champions (UEFA - je tiens à le préciser), puis une femme a suivi… Et tout le reste des signes de l’aisance (gros ventre, teint brillant, toujours propre [Hola quand j'y pense! Où a t-il trouvé la solution pour se soustraire de la poussière Ouagalaise?], arrogance, bof …)
Puis bizarrement, son magasin a commencé à se vider, la quantité et la variété des marchandises a commencé à baisser. Je le maudissais à chaque fois qu’il m’obligeais à parcourir les 300 mètres car “Y en a pas”
Et maintenant, je ne le maudirai plus. Il s’est requinqué? Non, malheureusement, il a mis la clé sous le paillasson. (sic)
Voila donc la triste histoire de mon boutiquier et combien de cas semblables pourrait on dénombrer à Ouaga? Des centaines, des milliers même! Je me demande souvent si ces personnes savent ce qu’elles recherchent dans la vie en réalité.
Travaillent-ils pour vivre ou pour faire impression sur leur entourage???
Dès qu’ils ont un peu, ils commencent à changer toutes leurs habitudes, ils flirtent avec les derniers cris de motos, de portables, ils deviennent impolis, bref … Ils ne se trouvent plus aucune limite! C’est quand même triste.
Après c’est pour s’asseoir et critiquer les dirigeants du pays en oubliant leur propre caractère.
“Rien ne peut marcher dans ce pays” font ils entendre en occultant leur mauvaise gestion… L’extérieur, l’Europe ou les Etats-Unis deviennent alors leurs seuls objectifs. Tristes réalités au pays des hommes intègres.
A ce propos, je vous invite à écouter ce titre de Zedess qui ne vous laissera pas indifférent pour sûr…
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